السبت، 15 أكتوبر 2011

La fin des vacances

La fin des vacances - illustration 1
V
alérie était triste parce que les vacances étaient finies.Le temps déjà n'était plus aussi beau et tout le monde dans la maison s'occupait des préparatifs du départ.Boudeuse, Valérie préférait se promener une dernière fois au bord de la mer, ramassant des galets et s'amusant à laisser ses empreintes de pas sur le sable mouillé.Elle attendit Victor qui vint à sa rencontre, les mains derrière le dos. Victor était son compagnon de vacances. Il habitait la région et passait tout son temps libre à jouer avec elle.« J'ai un cadeau pour toi. » dit-il et il lui présenta un très gros coquillage rose à l'extérieur et blanc à l'intérieur.« Mais j'ai déjà plein de coquillages à la maison.— Oui, mais celui-là n'est pas comme les autres. Écoute. »
Valérie mit le coquillage à son oreille et, surprise, ouvrit grand ses yeux. Non seulement elle entendait le bruit de la mer comme avec n'importe quel autre coquillage, mais il y avait aussi ses cris, ses rires, toutes les conversations qu'elle avait eues avec Victor au fil des jours. Un parfum de bonheur et de bonne humeur flottait dans l'air autour de ce merveilleux coquillage. « Quand tu seras rentrée, il te suffira, à chaque fois que tu te sens triste, de le mettre à ton oreille et d'écouter. » De retour à Paris, Valérie mit précieusement le coquillage dans son coffret secret. Elle le retirait à chaque fois qu'elle pensait aux vacances et sa tristesse la quittait.

الأربعاء، 12 أكتوبر 2011

La maison de l'escargot

Il était une fois un pauvre escargot qui souffrait beaucoup à chaque fois qu'il partait en randonnée, car il avait du mal à suivre le rythme de ses compagnons.
La coccinelle était aussi rapide qu'une souris, le mille-pattes, avec ses mille pattes, ignorait la fatigue, le scarabée prenait même le temps de faire des escapades vers les fleurs.
Le pauvre petit escargot, lui, peinait, soufflait, transpirait tout seul et loin derrière, abandonné par les autres qui n'avaient plus la patience de l'attendre.
Quand le petit escargot parvenait enfin à rejoindre le groupe, les autres petites bêtes s'étaient déjà bien reposées, avaient bien mangé et après avoir bien joué, avaient préparé le campement et dormaient depuis bien longtemps. Et comme il n'y avait plus de place, le petit escargot devait coucher à la belle étoile.
Mais chaque matin, obstiné, il reprenait la route, espérant toujours rattraper ses amis. Pour ne pas s'ennuyer pendant le parcours, il sifflotait, regardait à droite et à gauche, saluait les petites bêtes qu'il rencontrait.
Un jour qu'il avançait le nez en l'air pour admirer le vol d'un beau papillon, le petit escargot buta sur une surface dure qui lui fit perdre l'équilibre.
« Ça alors, mais qu'est-ce que c'est ? » se demanda-t-il car il n'avait jamais vu une chose pareille (ce qui est normal puisqu'il s'agissait d'un coquillage perdu par un enfant qui l'avait ramené du bord de mer.)
D'un naturel curieux, et comme la chose ne bougeait pas, le petit escargot alla voir de plus près et inspecta l'intérieur attentivement. En y pénétrant, il s'aperçut qu'elle était parfaitement à sa taille et de plus très légère à porter. « C'est super ! », jubila alors le petit escargot, « je vais m'en faire une maison. »
Et il se mit en route, le coquillage sur le dos. Quand il arriva au campement, tout le monde dormait déjà mais le lendemain matin, en sortant de son coquillage, le petit escargot remporta un très grand succès et toutes les petites bêtes ressentaient une pointe d'envie.
Ainsi, le petit escargot n'avait plus besoin de se construire une maison chaque nuit, il ne craignait plus ni le grand soleil, ni la pluie et pouvait faire une sieste quand il le voulait.
Les petites bêtes de la forêt cherchèrent alors toutes une maison à se mettre sur le dos, mais en fin de compte il n'y en eut que pour l'escargot.
La maison de l'escargot - illustration 1

La nuit des bonbons

La nuit des bonbons - illustration 1
Il faisait très noir dans la petite boulangerie de la rue des Friandises. Les employés étaient partis depuis deux heures déjà et un calme profond régnait.
Tout à coup, deux petites sucettes se hissèrent sur la pointe de leur unique pied pour s'assurer que la pièce était vraiment vide. Elles s'entrechoquèrent alors vivement pour avertir que la fête pouvait commencer.
Les réglisses s'enroulaient et se déroulaient en attrapant des grains de cachou.
Les boules de guimauve faisaient du trampoline.
Les chewing-gum montaient les uns sur les autres pour construire une pyramide plus haute que celle des sucettes.
Les pastilles de menthe s'affrontaient dans une course de vitesse et roulaient à perdre haleine, bousculant les nounours en chocolat qui faisaient la farandole.
Les nougats avaient organisé un concours de beauté et le premier prix revint à celui qui avait les plus belles noisettes (il faut dire que les juges étaient des écureuils en pâte d'amande). La fête dura jusqu'à l'aube, à l'arrivée du premier employé. Toutes les friandises se sont alors endormies mais tu peux être sûr qu'elles recommencent tous les soirs.

الثلاثاء، 11 أكتوبر 2011

La petite locomotive

La petite locomotive - illustration 1
La petite locomotive à vapeur du village était très malheureuse. Elle venait d'être mise à la retraite, trop vieille, trop lente.
Depuis quelques temps déjà, elle transportait de moins en moins de voyageurs car ils préféraient prendre le téléphérique plus moderne, plus rapide.
« Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant ? soupirait la jolie machine, ils vont sûrement m'abandonner sur une voie ferrée, en attendant que je rouille complètement. Quel dommage, j'aurais tout de même pu servir encore un peu. »
Cependant, le triste sort de la petite locomotive fut adouci quand elle devint le jouet préféré des enfants du village. Ceux-ci inventaient des attaques d'Indiens ou de hors-la-loi ou des courses de vitesse avec d'autres bolides imaginaires.
Et quand, pour les préparatifs du Premier Mai, le maire organisa les attractions du village, son fils Pascal, qui figurait parmi les habitués de la petite locomotive, lui demanda s'il n'y avait pas un moyen de la faire marcher de nouveau pour permettre aux enfants et aux parents des villages voisins de faire un petit tour et d'aller rapidement d'une attraction à l'autre.
« Mais c'est une excellente idée, mon petit, il me manquait justement quelque chose d'original. »
Et c'est ainsi que la petite locomotive reprit du service à chaque fois qu'il y avait une fête dans les villages des alentours.

Le cadeau fait au ciel

Le ciel était si triste qu'il ne cessait de pleurer. Les grosses larmes qu'il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre. Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d'entre eux, l'oiseau de Paradis, d'aller voir le ciel pour tenter de le consoler. Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses sept plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume : le perroquet lui donna sa plus belle plume violette, la perruche une plume indigo, le paon une plume bleue, le pivert une plume verte, la mésange une plume jaune, le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.
L'oiseau de Paradis en fit un éventail qu'il emporta avec lui.
Le cadeau fait au ciel - illustration 1
Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.
« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.
Alors l'oiseau de Paradis offrit l'éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes. Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.
« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel. « Je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »
Depuis, quand par hasard le ciel avait duchagrin, il sortait son éventail, ce qui lui rendait son sourire. De la terre, on voyait alors un bel arc se déployer dans le ciel.

Le marchand de sable

Benjamin se tournait et se retournait dans son lit, sans pouvoir trouver le sommeil.
À minuit passé, il avait encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable existait. »
Il avait à peine prononcé ces mots que Benjamin vit surgir devant lui un très grand homme, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu'aux cuisses, un pantalon d'un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d'un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.
« Alors comme ça, tu ne crois pas au marchand de sable, Benjamin, et pourtant me voici. » En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l'intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d'or. « Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »
Benjamin, très intrigué, fit ce que l'homme lui demandait et se mit tout à coup à voler dans les airs. Ils passèrent alors par la fenêtre et Benjamin fit le plus beau voyage de toute son existence.
Ils survolèrent tous les continents et Benjamin vit des choses merveilleuses : il vit les bêtes sauvages d'Afrique s'abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.
Il vit dans le désert un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa mère à l'ombre de la grande tente familiale.
Parvenu jusqu'au ciel, il fit du toboggan sur l'arc-en-ciel, il joua à cache-cache derrière les planètes, il jongla avec les étoiles et fit un tour de manège sur les rayons du soleil.
Il finit par être épuisé et c'est à peine s'il se rendit compte que le marchand de sable le prenait par la main en lui disant : « Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »
Le lendemain matin, Benjamin s'étira : « Comme j'ai bien dormi, et quel beau rêve j'ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »
C'est alors qu'en glissant la main dans sa poche, Benjamin en retira une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d'or.
Le marchand de sable - illustration 1

Le zèbre et le tigre

Le zèbre et le tigre - illustration 1
Le zèbre et le tigre étaient les meilleurs amis du monde. Ils passaient leur temps ensemble, à inventer de nouveaux tours à jouer à leurs compagnons : Miaké la girafe, Wamba le lion, Bouchi l'hippopotame. Toute la savane était en fait victime de leurs nombreuses plaisanteries et décida un jour de se venger.
Sans en avoir l'air, l'éléphant Mambo vint les voir et leur raconta l'histoire suivante : « Une légende dit que près du cimetière des éléphants, sous un grand baobab, on trouve un singe sorcier capable de rendre invisible tous ceux qui le désirent. »
« Vraiment » s'écrièrent en même temps le zèbre et le tigre, et ils se murmurèrent à l'oreille « Cela nous permettrait de faire des plaisanteries encore plus rigolotes.» Ils se firent alors indiquer l'endroit exact du baobab et se mirent immédiatement en route.
Après avoir parcouru de nombreux kilomètres sous une chaleur intense, ils virent au loin un point noir qui, en grossissant au fur et à mesure qu'ils avançaient, ressemblait de plus en plus à un baobab.
« Nous sommes arrivés » dirent-ils en même temps. Sous le baobab, se tenait, comme l'avait dit Mambo, un singe, très grand et très digne, la tête haute, les yeux mi-clos et les bras croisés. Il portait un étrange turban sur la tête qui lui donnait un peu l'air d'un fakir. En fait, il s'agissait du singe Youki qui faisait lui aussi partie du complot.
« Vous êtes venus pour que je vous rende invisibles » dit-il d'une voix très grave. Le zèbre et le tigre se regardèrent interloqués.
« C'est vraiment un grand magicien, il sait déjà ce que nous voulons. Oui, oh grand sorcier, nous désirons recevoir le don d'être invisible quand nous le souhaitons. Ainsi nous pourrons faire des farces à nos amis de la savane, ce qui les empêche de s'ennuyer à longueur de journée. »
« Etes-vous sûrs qu'ils aiment vraiment être toujours taquinés ? ». En disant cela, Youki pensait à toutes les plaisanteries qu'il avait dû lui-même subir à cause des deux compères.
« Bon, écoutez-moi, voilà ce que vous devez faire, mais attention, il faudra suivre très attentivement mes indications sinon vous deviendrez invisibles mais vous ne pourrez plus jamais réapparaître. » Tout d'abord, je vais vous bander les yeux : il ne faut pas que vous voyez les gestes magiques que je vais faire, cela reste mon secret. Je vais vous mettre ici. Bien sûr, c'est en plein soleil, mais c'est indispensable pour que la magie fonctionne ».
« Mais qu'est-ce que vous faites ? » s'écria le zèbre en sentant une brosse sur son dos.
« Je trace des lignes magiques avec l'huile sacrée faite à partir de feuilles de baobab, et je vais faire la même chose avec ton compagnon. Voilà, c'est fait, maintenant il faut vous coucher ici et attendre deux heures sans faire le moindre mouvement et surtout ne dites pas un seul mot. »
Le tigre et le zèbre suivirent attentivement ces consignes. Au bout d'une heure cependant, ils mouraient de chaud. Comme aucun bruit ne venait à leurs oreilles, ils finirent par se demander si le grand sorcier était toujours là. N'en pouvant plus, ils se risquèrent à jeter un coup d'œil en soulevant légèrement le bandeau. Et ce qu'ils virent les firent se lever aussitôt. Tout autour d'eux était rassemblée la troupe des compagnons : Miaké, Wamba, Bouchi, Mambo sans oublier Youki, qui tenait son turban à la main.
C'est à ce moment là que le tigre et le zèbre comprirent que, pour une fois, c'étaient eux les victimes de la plaisanterie. Penauds, ils durent reconnaître que ce n'était pas très agréable d'être tourné en ridicule et ils promirent de ne plus faire de mauvais tours, en tout cas d'en faire moins.
Satisfaits, tous promirent de les aider à se débarrasser de cette huile qui avait séché sur leur pelage en faisant de grandes rayures noires.
Mais aujourd'hui encore, ils n'ont toujours pas réussi.

Les abeilles en grève

Les abeilles en grève - illustration 1
Les abeilles de la famille Primevère décidèrent un beau jour de faire grève.
« Nous en avons assez, tous les jours nous travaillons aussi dur que des fourmis. Nous allons sans relâche, de fleur en fleur, pour butiner le nectar avec lequel nous fabriquons notre miel. Vous en vendez des pots dans toute la région. Et qu'avons-nous pour tous nos efforts ? Rien du tout ! Nous ne voulons plus continuer ainsi. »
La famille Primevère réfléchit longuement et finit par reconnaître que les abeilles avaient raison. Elle fit venir alors du meilleur spécialiste le tout dernier modèle de ruche avec tout le confort moderne.
La reine disposait d'un canapé de velours rose tandis que les petites ouvrières avaient toutes droit à des alvéoles spacieux et confortables.
Mais surtout, tous les pots de miel portaient une nouvelle étiquette avec la mention « Merci aux abeilles de la famille Primevère. »

Les idées bleues de Jojo

Àsept ans, Jojo se portait plutôt bien.
Il mangeait bien, dormait bien, jouait bien, cassait bien.
Jusqu'au jour où, en fouillant dans le réfrigérateur en quête d'un goûter supplémentaire, ils'aperçut que là-dedans rien n'était bleu.
C'est vrai ça : il y a le rouge des tomates, le jaune des œufs, le vert des épinards, le marron du chocolat…
Les steaks bleus sont rouges…
La menthe bleue est blanche…
Le bleu de Bresse est verdâtre… mais jamais BLEU !
Les idées bleues de Jojo - illustration 2
Le soir, Jojo demanda à manger quelque chose de bleu.
« De bleu ? Mais ça n'existe pas ! »
« Je veux du bleu, du bleu comme du bleu de ciel ! »
Sa mère, Madame Jojo, essaya tout : les cuisses de schtroumpfs, la confiture de myosotis, de bleuets… ce n'était jamais vraiment BLEU.
Il devint si maigre qu'il faisait pitié et eut même des ennuis pour avoir goûté du bleu de l'uniforme, de l'encre bleue « des mers du Sud » et du bleu de chasse d'eau.
Inquiets, ses parents consultèrent les médecins.
L'un d'eux suggéra des lunettes bleues.
Mais rien n'avait goût de bleu à cause de ça…
Un spécialiste des idées bleues leur conseilla de lui faire unePEUR BLEUE.
Peut-être tout redeviendrait-il normal après ça ?
Mais Jojo n'avait pas peur. Ni des grimaces, ni des affreux films interdits aux petits.
Même dans la cave, il n'avait pas peur.
Les idées bleues de Jojo - illustration 3
On alla jusqu'à lui payer le train fantôme.
Les squelettes en carton et les hiboux phosphorescentsne l'inquiétèrent guère.
Mais soudain, tout près, il vit deux grands yeux très bleus, si bleus qu'il eut envie d'y plonger, de s'y noyer.
C'était les yeux de la petite fille assise avec lui dans le wagonnet de la peur.
Il lui expliqua son problème : manger du bleu, est-ce possible ?
Elle lui proposa ses yeux.
Lui les aimait trop déjà pour les manger, et pour la remercier lui embrassa le nez.
Ils se voient tous les jours maintenant et il a sa part de bleu.
Du bleu qui réchauffe, pas du bleu qui se mange !
Car le bleu ne se mange pas, ça se regarde, c'est comme la tour Eiffel, juste pour faire beau.
Et si on aime vraiment ça, on n'a qu'à repeindre tout en bleu en se racontant des histoires comme celle-ci, un peufleur bleue.

Mauvaise note


Àl'école des oiseaux, le coucou était toujours le plus mauvais des élèves.
Paresseux, il préférait faire l'école buissonnière plutôt que d'assister au cours.
Ce qu'il détestait le plus était les travaux pratiques : ilse faisait porter malade ou alors, au lieu d'écouter et faire ses exercices, il rêvait en attendant la fin de la classe.
C'est pour cette raison que les coucous ne savent pas faire de nid et qu'ils pondent leurs œufs dans ceux des autres oiseaux, qui eux ont bien appris leur leçon, comme la fauvette couturière qui coud des feuilles avec des fils de soie, de l'herbe ou de la laine.
Mauvaise note - illustration 1

Noémie l'endormie

Noémie l'endormie - illustration 1
Comme cela lui arrivait souvent, Noémie, installée au fond de la classe, bien au chaud près du radiateur, s'endormit. Bientôt cependant, elle se réveilla et se rendit compte qu'elle était seule dans la classe, tous les enfants étaient déjà rentrés chez eux et l'obscurité commençait à gagner la cour de récréation. Noémie se leva vivement, pris son cartable sous le bras et se dirigea vers la porte. Quand elle arriva près du bureau, muette de surprise, elle resta clouée à sa place, sans pouvoir faire le moindre mouvement. Les lettres de l'alphabet qui étaient restées inscrites au tableau commençaient à se séparer lentement les unes des autres et à bouger comme des êtres animés. La lettre O s'enflamma d'un seul coup et les autres lettres s'amusaient à franchir l'obstacle en se tenant par la main. En même temps, certaines lettres jouaient aux montagnes russes en glissant sur les M, les N, les V et les W qui s'étaient tous mis les uns derrière les autres. Les F, les I, les P, les T et les Y sautillaient sur leur unique jambe dans une course de vitesse. Tout à coup, les lettres s'immobilisèrent, ayant aperçu Noémie. « Mais c'est Noémie l'endormie, celle qui ne travaille pas en classe, celle qui mérite un bonnet d'âne. Mettons lui un bonnet d'âne. » Le M augmenta alors sa taille et le I vint se placer sous lui pour le porter et tous commencèrent à sauter sur le bureau en criant « Bonnet d'âne pour Noémie, l'endormie ». « Non ! » cria Noémie. « Mais enfin, Noémie, pourquoi cries-tu comme ça ? » Noémie se réveilla brusquement, pour de bon cette fois. « Ce n'est rien », dit-elle, reprenant ses esprits. « Je me suis piquée avec mon compas ». « Ça alors, c'était donc un cauchemar, et bien c'est la dernière fois que je dors en classe » se dit-elle à voix basse. Et effectivement, Noémie devint la plus attentive des élèves de sa classe.

الاثنين، 10 أكتوبر 2011

Pierrot le paresseux


Pierrot n'aimait qu'une chose, se promener dans la campagne et faire la sieste sous un arbre. En classe, quand les autres élèves écoutaient avec attention, lui n'attendait que l'heure de la récréation.
Lorsqu'il surveillait les troupeaux, il les laissait s'égailler dans les prés pendant qu'il sommeillait.
Souvent, Pierrot décidait de se promener et de laisser l'école loin derrière lui. Il courait à perdre haleine derrière les petits lapins, il se baignait dans l'eau claire des rivières, il se roulait dans les blés.
Après l'une de ses excursions, il fut si épuisé qu'il ne pouvait plus faire un pas. Il n'avait même plus la force de s'allonger et dormit debout, appuyé contre des bottes de paille, au milieu d'un champ de blé.
Pierrot le paresseux - illustration 1
L'ayant vu, des paysans en colère voulurent le punir d'abîmer ainsi leurs récoltes. Mais ils s'aperçurent en arrivant que les oiseaux se tenaient à bonne distance, n'osant venir manger les grains, apeurés par la silhouette du jeune garçon.
Alors les paysans réveillèrent Pierrot qui, ahuri et sans comprendre ce qui lui arrivait, se vit porter en triomphe sur la place du village.
Et oui, c'est comme ça qu'on inventa l'épouvantail.

الأحد، 9 أكتوبر 2011

Tic Tac

Tic Tac - illustration 1
Il était une fois une petite horloge qui était toujours en retard. Elle avait beau trottiner à toute allure, elle ne parvenait pas à rattraper la bonne heure. Elle s'épuisait et se mettait encore plus en retard. Elle regardait autour d'elle, désespérée de voir tourner les heures sans pouvoir adopter la même cadence. Elle se réveillait pourtant très tôt pour commencer avant tout le monde mais cela ne suffisait pas. Ses retards provoquaient parfois de vraies catastrophes dans la ferme où elle vivait : le coq au vin trop cuit, la traite des vaches retardée, le tracteur qui arrivait le dernier dans les champs. « Ce n'est plus possible » décida un jour le couple de fermiers qui la possédait depuis leur arrière-arrière-arrière grand-père, « il faut s'en débarrasser et en acheter une neuve. » Aussitôt dit, aussitôt fait : dès le lendemain, le couple se rendit à la ville pour acquérir une superbe horloge qui marchait à la perfection. Elle fut tout de suite installée à la place d'honneur, dans le salon. La pauvre petite horloge en retard était bien triste. « Que vont-ils faire de moi ? » , se demandait-elle. Elle se retrouva, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans la basse-cour, au milieu des poules et des canards. Eh oui, les fermiers n'avaient pas eu le cœur de la jeter, elle faisait partie de la famille depuis si longtemps ! Un beau jour, un riche Américain en vacances et qui visitait en compagnie de son épouse les jolis petits villages des environs, tomba nez à nez avec l'horloge, envahie par les poussins. « Mais que fait cette horloge ici ? », demanda-t-il, très étonné. « Elle ne marche plus », répondit le fermier qui se trouvait non loin de là, « mais nous n'avons pas eu le cœur de la jeter. » « Comment cela, elle ne marche plus ? » répliqua l'Américain, « mais elle marque exactement l'heure qu'il est en ce moment dans ma petite ville d'Amérique. Il est 6 heures plus tôt qu'ici. » « C'est vrai ? » , dit le fermier, « mais alors, si elle vous plaît, vous pouvez l'emporter, elle sera toujours mieux chez vous que dans le poulailler ». Et c'est ainsi que l'horloge s'envola avec le touriste aux États-Unis. « Ça alors », se dit-elle, très fièrement, « je ne savais pas que je parlais anglais ! »

Un hérisson tout mignon

Un hérisson tout mignon - illustration 1
Un hérisson, tout petit et tout mignon, se promenait dans les bois, avec son ami le putois.
Ils rencontrèrent une coccinelle, toute coquine et toute belle, qui jouait à saute-mouton en compagnie d'un papillon.
« Nous aussi nous voulons jouer. » dit le hérisson, enthousiasmé.
« Va t'en, dit la coccinelle, ton dos est plein de piquants. » « Quant à ton ami, dit le papillon, il ne sent pas bon. »
Le hérisson et le putois continuèrent leur chemin, rencontrant une belette et une taupe qui jouaient aux devinettes.
« Pouvons-nous jouer aussi ? » « Bien sûr, plus on est de fous, plus on rit. »
« Puisque c'est ainsi, dit le hérisson, nous vous décernons le premier prix du concours des meilleurs amis. Cette mission nous a été confiée par le roi de la forêt. » révéla le hérisson tout guilleret.
Quand le papillon et la coccinelle apprirent la nouvelle, ils regrettèrent leur méchanceté et se promirent de ne plus recommencer.

Un hérisson tout mignon

Un hérisson tout mignon - illustration 1
Un hérisson, tout petit et tout mignon, se promenait dans les bois, avec son ami le putois.
Ils rencontrèrent une coccinelle, toute coquine et toute belle, qui jouait à saute-mouton en compagnie d'un papillon.
« Nous aussi nous voulons jouer. » dit le hérisson, enthousiasmé.
« Va t'en, dit la coccinelle, ton dos est plein de piquants. » « Quant à ton ami, dit le papillon, il ne sent pas bon. »
Le hérisson et le putois continuèrent leur chemin, rencontrant une belette et une taupe qui jouaient aux devinettes.
« Pouvons-nous jouer aussi ? » « Bien sûr, plus on est de fous, plus on rit. »
« Puisque c'est ainsi, dit le hérisson, nous vous décernons le premier prix du concours des meilleurs amis. Cette mission nous a été confiée par le roi de la forêt. » révéla le hérisson tout guilleret.
Quand le papillon et la coccinelle apprirent la nouvelle, ils regrettèrent leur méchanceté et se promirent de ne plus recommencer.

السبت، 8 أكتوبر 2011

Une sirène à l'opéra

Une sirène à l'opéra - illustration 1
Une petite sirène vivait malheureuse, seule au milieu d'un océan très agité.
Son chant était si merveilleux que tous les marins, n'y pouvant résister, se jetaient à l'eau pour la rejoindre mais se noyaient avant d'y parvenir.
Un beau jour, un capitaine plus astucieux, du nom de Syluse, trouva le moyen de s'approcher sans danger.
Il mena son équipage jusqu'à la petite sirène mais avant qu'elle ne commence à chanter, il mit sur les oreilles de ses matelots et sur les siennes un walkman.
Ils arrivèrent ainsi tranquillement jusqu'à la belle chanteuse sans avoir eu envie de se jeter dans les flots et la ramenèrent sur leur bateau. Depuis, on peut voir la petite sirène chanter tous les soirs à l'Opéra.

الجمعة، 7 أكتوبر 2011

La météo La météo

La météo

Alphabet Minuscules


Jojo et la couleur des odeurs

Ce matin-là, Jojo dormait.
Enfin, presque.
Il entendait le flic-flac des roues des voitures…
Il comprit que, ce jour-là, il pleuvait sur la ville.
Aux bruits du matin, il sut qu'il était en retard.
Mais à l'odeur du pain grillé, il apprit que le petit-déjeuner était prêt et se réveilla pour de bon.
Sur le chemin de l'école, Jojo était pensif.
Les odeurs et les bruits ont une couleur.
Même si je ferme les yeux, je sais où je suis.
Devant la boucherie, ça sent le poulet rôti.
Devant la boulangerie, il y a cette bonne odeur de pain chaud.
Je dois donc être au coin de la rue des Lilas. Je tourne à droite, l'école est au bout.
Jojo et la couleur des odeurs - illustration 1
Jojo et la couleur des odeurs - illustration 2
Ah ! Voici les grilles de l'école !
Qui a pu se parfumer ainsi ? Lætitia ? Élodie ?
Par contre, Albert ne s'est pas lavé !
Ça va, les gars ? Je m'amuse à deviner où je suis sans regarder !
Toi, tu es Thomas, je te reconnais à ta coupe de cheveux !
« Eh ! »
Ce n'est pas drôle ! Rendez-moi mon cartable ! Je vais le dire à la maîtresse !
À vue de nez, là, c'est les cabinets…
Deux portes plus loin, c'est la salle des maîtres.
« Maîtresse ! Ils m'ont piqué mon cartable ! »
Je me suis trompé… C'est le bureau du directeur. La maîtresse doit être déjà en classe, à cette heure.
Ah zut ! Ça, c'est Élodie qui a laissé traîner sa corde à sauter…
Tiens… qu'est-ce qu'elle a mis au bout de sa corde ?
Sacrée Elodie ! Un pistolet à eau !
Jojo et la couleur des odeurs - illustration 3
Vite, allons en classe, je dois être en retard.
« Excusez-moi, Maîtresse, je suis un peu en retard parce que… »
Pas de réponse ? Tant pis. J'ouvre les yeux !
Un retard de plusieurs milliers d'années ! J'ai dû me tromper quelque part !
C'est vrai que le temps qui passe, ça ne fait pas de bruit, ça n'a pas d'odeur !
« Pssst ! »
« Vous pouvez m'aider à traverser ? »
« Volontiers, Monsieur. »

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