السبت، 15 أكتوبر 2011

La fin des vacances

La fin des vacances - illustration 1
V
alérie était triste parce que les vacances étaient finies.Le temps déjà n'était plus aussi beau et tout le monde dans la maison s'occupait des préparatifs du départ.Boudeuse, Valérie préférait se promener une dernière fois au bord de la mer, ramassant des galets et s'amusant à laisser ses empreintes de pas sur le sable mouillé.Elle attendit Victor qui vint à sa rencontre, les mains derrière le dos. Victor était son compagnon de vacances. Il habitait la région et passait tout son temps libre à jouer avec elle.« J'ai un cadeau pour toi. » dit-il et il lui présenta un très gros coquillage rose à l'extérieur et blanc à l'intérieur.« Mais j'ai déjà plein de coquillages à la maison.— Oui, mais celui-là n'est pas comme les autres. Écoute. »
Valérie mit le coquillage à son oreille et, surprise, ouvrit grand ses yeux. Non seulement elle entendait le bruit de la mer comme avec n'importe quel autre coquillage, mais il y avait aussi ses cris, ses rires, toutes les conversations qu'elle avait eues avec Victor au fil des jours. Un parfum de bonheur et de bonne humeur flottait dans l'air autour de ce merveilleux coquillage. « Quand tu seras rentrée, il te suffira, à chaque fois que tu te sens triste, de le mettre à ton oreille et d'écouter. » De retour à Paris, Valérie mit précieusement le coquillage dans son coffret secret. Elle le retirait à chaque fois qu'elle pensait aux vacances et sa tristesse la quittait.

الأربعاء، 12 أكتوبر 2011

La maison de l'escargot

Il était une fois un pauvre escargot qui souffrait beaucoup à chaque fois qu'il partait en randonnée, car il avait du mal à suivre le rythme de ses compagnons.
La coccinelle était aussi rapide qu'une souris, le mille-pattes, avec ses mille pattes, ignorait la fatigue, le scarabée prenait même le temps de faire des escapades vers les fleurs.
Le pauvre petit escargot, lui, peinait, soufflait, transpirait tout seul et loin derrière, abandonné par les autres qui n'avaient plus la patience de l'attendre.
Quand le petit escargot parvenait enfin à rejoindre le groupe, les autres petites bêtes s'étaient déjà bien reposées, avaient bien mangé et après avoir bien joué, avaient préparé le campement et dormaient depuis bien longtemps. Et comme il n'y avait plus de place, le petit escargot devait coucher à la belle étoile.
Mais chaque matin, obstiné, il reprenait la route, espérant toujours rattraper ses amis. Pour ne pas s'ennuyer pendant le parcours, il sifflotait, regardait à droite et à gauche, saluait les petites bêtes qu'il rencontrait.
Un jour qu'il avançait le nez en l'air pour admirer le vol d'un beau papillon, le petit escargot buta sur une surface dure qui lui fit perdre l'équilibre.
« Ça alors, mais qu'est-ce que c'est ? » se demanda-t-il car il n'avait jamais vu une chose pareille (ce qui est normal puisqu'il s'agissait d'un coquillage perdu par un enfant qui l'avait ramené du bord de mer.)
D'un naturel curieux, et comme la chose ne bougeait pas, le petit escargot alla voir de plus près et inspecta l'intérieur attentivement. En y pénétrant, il s'aperçut qu'elle était parfaitement à sa taille et de plus très légère à porter. « C'est super ! », jubila alors le petit escargot, « je vais m'en faire une maison. »
Et il se mit en route, le coquillage sur le dos. Quand il arriva au campement, tout le monde dormait déjà mais le lendemain matin, en sortant de son coquillage, le petit escargot remporta un très grand succès et toutes les petites bêtes ressentaient une pointe d'envie.
Ainsi, le petit escargot n'avait plus besoin de se construire une maison chaque nuit, il ne craignait plus ni le grand soleil, ni la pluie et pouvait faire une sieste quand il le voulait.
Les petites bêtes de la forêt cherchèrent alors toutes une maison à se mettre sur le dos, mais en fin de compte il n'y en eut que pour l'escargot.
La maison de l'escargot - illustration 1

La nuit des bonbons

La nuit des bonbons - illustration 1
Il faisait très noir dans la petite boulangerie de la rue des Friandises. Les employés étaient partis depuis deux heures déjà et un calme profond régnait.
Tout à coup, deux petites sucettes se hissèrent sur la pointe de leur unique pied pour s'assurer que la pièce était vraiment vide. Elles s'entrechoquèrent alors vivement pour avertir que la fête pouvait commencer.
Les réglisses s'enroulaient et se déroulaient en attrapant des grains de cachou.
Les boules de guimauve faisaient du trampoline.
Les chewing-gum montaient les uns sur les autres pour construire une pyramide plus haute que celle des sucettes.
Les pastilles de menthe s'affrontaient dans une course de vitesse et roulaient à perdre haleine, bousculant les nounours en chocolat qui faisaient la farandole.
Les nougats avaient organisé un concours de beauté et le premier prix revint à celui qui avait les plus belles noisettes (il faut dire que les juges étaient des écureuils en pâte d'amande). La fête dura jusqu'à l'aube, à l'arrivée du premier employé. Toutes les friandises se sont alors endormies mais tu peux être sûr qu'elles recommencent tous les soirs.

الثلاثاء، 11 أكتوبر 2011

La petite locomotive

La petite locomotive - illustration 1
La petite locomotive à vapeur du village était très malheureuse. Elle venait d'être mise à la retraite, trop vieille, trop lente.
Depuis quelques temps déjà, elle transportait de moins en moins de voyageurs car ils préféraient prendre le téléphérique plus moderne, plus rapide.
« Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant ? soupirait la jolie machine, ils vont sûrement m'abandonner sur une voie ferrée, en attendant que je rouille complètement. Quel dommage, j'aurais tout de même pu servir encore un peu. »
Cependant, le triste sort de la petite locomotive fut adouci quand elle devint le jouet préféré des enfants du village. Ceux-ci inventaient des attaques d'Indiens ou de hors-la-loi ou des courses de vitesse avec d'autres bolides imaginaires.
Et quand, pour les préparatifs du Premier Mai, le maire organisa les attractions du village, son fils Pascal, qui figurait parmi les habitués de la petite locomotive, lui demanda s'il n'y avait pas un moyen de la faire marcher de nouveau pour permettre aux enfants et aux parents des villages voisins de faire un petit tour et d'aller rapidement d'une attraction à l'autre.
« Mais c'est une excellente idée, mon petit, il me manquait justement quelque chose d'original. »
Et c'est ainsi que la petite locomotive reprit du service à chaque fois qu'il y avait une fête dans les villages des alentours.

Le cadeau fait au ciel

Le ciel était si triste qu'il ne cessait de pleurer. Les grosses larmes qu'il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre. Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d'entre eux, l'oiseau de Paradis, d'aller voir le ciel pour tenter de le consoler. Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses sept plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume : le perroquet lui donna sa plus belle plume violette, la perruche une plume indigo, le paon une plume bleue, le pivert une plume verte, la mésange une plume jaune, le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.
L'oiseau de Paradis en fit un éventail qu'il emporta avec lui.
Le cadeau fait au ciel - illustration 1
Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.
« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.
Alors l'oiseau de Paradis offrit l'éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes. Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.
« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel. « Je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »
Depuis, quand par hasard le ciel avait duchagrin, il sortait son éventail, ce qui lui rendait son sourire. De la terre, on voyait alors un bel arc se déployer dans le ciel.

Le marchand de sable

Benjamin se tournait et se retournait dans son lit, sans pouvoir trouver le sommeil.
À minuit passé, il avait encore les yeux grands ouverts. « Si seulement je pouvais dormir, si seulement le marchand de sable existait. »
Il avait à peine prononcé ces mots que Benjamin vit surgir devant lui un très grand homme, vêtu magnifiquement. Il portait des bottes de cuir qui lui montaient jusqu'aux cuisses, un pantalon d'un superbe velours bleu qui brillait doucement dans la nuit, une chemise d'un blanc éclatant finement brodée et un chapeau aux larges bords qui laissait flotter des rubans multicolores.
« Alors comme ça, tu ne crois pas au marchand de sable, Benjamin, et pourtant me voici. » En effet, il portait un grand sac de soie rouge avec, à l'intérieur, du sable qui ressemblait à de la poudre d'or. « Si tu veux me suivre, mets cette poignée de sable dans ta poche. »
Benjamin, très intrigué, fit ce que l'homme lui demandait et se mit tout à coup à voler dans les airs. Ils passèrent alors par la fenêtre et Benjamin fit le plus beau voyage de toute son existence.
Ils survolèrent tous les continents et Benjamin vit des choses merveilleuses : il vit les bêtes sauvages d'Afrique s'abreuver la nuit tombée au bord des grands lacs.
Il vit dans le désert un petit Bédouin écouter les histoires fantastiques que lui racontait sa mère à l'ombre de la grande tente familiale.
Parvenu jusqu'au ciel, il fit du toboggan sur l'arc-en-ciel, il joua à cache-cache derrière les planètes, il jongla avec les étoiles et fit un tour de manège sur les rayons du soleil.
Il finit par être épuisé et c'est à peine s'il se rendit compte que le marchand de sable le prenait par la main en lui disant : « Viens, je vais te ramener dans ta chambre. »
Le lendemain matin, Benjamin s'étira : « Comme j'ai bien dormi, et quel beau rêve j'ai fait. Dommage que ce ne soit pas la réalité. »
C'est alors qu'en glissant la main dans sa poche, Benjamin en retira une poignée de sable qui scintillait comme de la poudre d'or.
Le marchand de sable - illustration 1

Le zèbre et le tigre

Le zèbre et le tigre - illustration 1
Le zèbre et le tigre étaient les meilleurs amis du monde. Ils passaient leur temps ensemble, à inventer de nouveaux tours à jouer à leurs compagnons : Miaké la girafe, Wamba le lion, Bouchi l'hippopotame. Toute la savane était en fait victime de leurs nombreuses plaisanteries et décida un jour de se venger.
Sans en avoir l'air, l'éléphant Mambo vint les voir et leur raconta l'histoire suivante : « Une légende dit que près du cimetière des éléphants, sous un grand baobab, on trouve un singe sorcier capable de rendre invisible tous ceux qui le désirent. »
« Vraiment » s'écrièrent en même temps le zèbre et le tigre, et ils se murmurèrent à l'oreille « Cela nous permettrait de faire des plaisanteries encore plus rigolotes.» Ils se firent alors indiquer l'endroit exact du baobab et se mirent immédiatement en route.
Après avoir parcouru de nombreux kilomètres sous une chaleur intense, ils virent au loin un point noir qui, en grossissant au fur et à mesure qu'ils avançaient, ressemblait de plus en plus à un baobab.
« Nous sommes arrivés » dirent-ils en même temps. Sous le baobab, se tenait, comme l'avait dit Mambo, un singe, très grand et très digne, la tête haute, les yeux mi-clos et les bras croisés. Il portait un étrange turban sur la tête qui lui donnait un peu l'air d'un fakir. En fait, il s'agissait du singe Youki qui faisait lui aussi partie du complot.
« Vous êtes venus pour que je vous rende invisibles » dit-il d'une voix très grave. Le zèbre et le tigre se regardèrent interloqués.
« C'est vraiment un grand magicien, il sait déjà ce que nous voulons. Oui, oh grand sorcier, nous désirons recevoir le don d'être invisible quand nous le souhaitons. Ainsi nous pourrons faire des farces à nos amis de la savane, ce qui les empêche de s'ennuyer à longueur de journée. »
« Etes-vous sûrs qu'ils aiment vraiment être toujours taquinés ? ». En disant cela, Youki pensait à toutes les plaisanteries qu'il avait dû lui-même subir à cause des deux compères.
« Bon, écoutez-moi, voilà ce que vous devez faire, mais attention, il faudra suivre très attentivement mes indications sinon vous deviendrez invisibles mais vous ne pourrez plus jamais réapparaître. » Tout d'abord, je vais vous bander les yeux : il ne faut pas que vous voyez les gestes magiques que je vais faire, cela reste mon secret. Je vais vous mettre ici. Bien sûr, c'est en plein soleil, mais c'est indispensable pour que la magie fonctionne ».
« Mais qu'est-ce que vous faites ? » s'écria le zèbre en sentant une brosse sur son dos.
« Je trace des lignes magiques avec l'huile sacrée faite à partir de feuilles de baobab, et je vais faire la même chose avec ton compagnon. Voilà, c'est fait, maintenant il faut vous coucher ici et attendre deux heures sans faire le moindre mouvement et surtout ne dites pas un seul mot. »
Le tigre et le zèbre suivirent attentivement ces consignes. Au bout d'une heure cependant, ils mouraient de chaud. Comme aucun bruit ne venait à leurs oreilles, ils finirent par se demander si le grand sorcier était toujours là. N'en pouvant plus, ils se risquèrent à jeter un coup d'œil en soulevant légèrement le bandeau. Et ce qu'ils virent les firent se lever aussitôt. Tout autour d'eux était rassemblée la troupe des compagnons : Miaké, Wamba, Bouchi, Mambo sans oublier Youki, qui tenait son turban à la main.
C'est à ce moment là que le tigre et le zèbre comprirent que, pour une fois, c'étaient eux les victimes de la plaisanterie. Penauds, ils durent reconnaître que ce n'était pas très agréable d'être tourné en ridicule et ils promirent de ne plus faire de mauvais tours, en tout cas d'en faire moins.
Satisfaits, tous promirent de les aider à se débarrasser de cette huile qui avait séché sur leur pelage en faisant de grandes rayures noires.
Mais aujourd'hui encore, ils n'ont toujours pas réussi.

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